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Ergothérapie : définition

Mis en ligne le vendredi 7 janvier 2011 à 14h02, par Jean-Philippe Guihard

 

Il m’est souvent demandé de donner une définition de l’ergothérapie. En voici une assez simple agrémentée de quelques éléments connexes.

 

Comme son nom l’indique, l’ergothérapie est un nom composé d’ergo et de thérapie. Cela renvoie aux mots grecs ergon et therapeuein. Il s’agit donc d’une pratique de soin (therapeuein) qui soigne, mais quoi ? Et bien l’ergon des personnes concernées. L’ergon en Grec est l’œuvre, l’activité, l’énergie mise en œuvre pour vivre en tant qu’homme, dépassant ainsi, grâce à cet ergon, sa nature d’animal mammifère. Et comment l’ergothérapie soigne-t-elle les problèmes d’ergon des personnes que nous accueillons ? Et bien en mettant celles-ci en situation d’ergon.

En clair, l’ergothérapeute prend en charge les troubles de l’activité humaine par la mise en situation d’activité humaine. En d’autres termes, quand vous ne pouvez ou voulez plus, ou difficilement, faire quelque chose, nous vous mettons en situations d’activité pour, dans la mesure du possible, vous permettre de (re)faire ces choses.

L’ergothérapie est une profession règlementée. Retrouvez ici le texte du code de la santé publique relatif à l’exercice de cette profession.

C’est une profession méconnue en France pour plusieurs raisons. L’une d’elles tient au mépris généralisé de tout ce qui touche au travail manuel et à une promotion éhontée de l’intellectuel. Si vous n’êtes pas bon à l’école, vous êtes relégué honteusement vers des filières méprisées de type CAP, BEP ou autre Bac Pro. L’ergothérapie s’occupant des problèmes d’activités, et donc du faire avec son corps, n’est pas considérée dans notre beau pays. À une exception près, les personnes qui sont confrontées un jour à ces situations délicates de ne plus pouvoir faire telle ou telle activité ou qui ont la chance de croiser un ergothérapeute.

Vous vous rendez compte que nous osons affirmer que nous soignons avec, entre autres, la vannerie. Et que cette vannerie, cette cuisine, cette peinture, peut soigner beaucoup mieux que nombre de médicaments et cela, sans effet secondaire ! Il ne s’agit pas de nier l’intérêt de la pharmacopée, mais juste de signifier l’importance du faire, de l’agir dans l’équilibre humain. La difficulté tient alors à l’évaluation de ce sur quoi cet agir agit. Autant les molécules peuvent avoir des actions extrêmement ciblées, autant la mise en situation d’activité reste un processus plus général.

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