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Ergothérapie : où en sommes nous de la psychothérapie ?

GUIHARD Jean-Philippe

Mis en ligne le jeudi 27 septembre 2007 à 18h22, par Jean-Philippe Guihard (Date de rédaction antérieure : 5 mai 2006).

Pour avoir longuement débattu hier sur ce thème, il en ressort que je ne peux me résigner à ce que l’ergothérapie ne puisse rester dans le champ des psychothérapies. En effet, l’argument princeps a été depuis deux ou trois ans, de ne donner la possibilité de se prévaloir de ce titre uniquement aux psychiatres et aux psychologues. L’argument en était le nombre de leurs années d’étude !! Soit 4 pour les psychiatres et 5 pour les psychologues. Et encore, pour ces derniers, ils ne sont pas tous formés à la clinique et à la thérapie suivant leur filière (travail ou clinique).

Le deuxième argument était la reconnaissance législative et réglementaire du titre de docteur et de psychologue.

Ors, si je m’abuse, l’ergothérapie porte elle aussi un titre officiel puisqu’il est délivré un diplôme d’État. D’autre part, l’exercice, outre son encadrement juridique, a pour objectif premier la thérapie comme son nom l’indique. Comment se pourrait-il alors qu’une profession de santé inscrite dans le code de la santé publique qui est nommée ergo-thérapie ne puisse pas être aussi une psychothérapie ?

Soit le ministère de la santé délivre des diplômes au rabais, ne contrôle pas le contenu de la formation initiale, soit il ne s’agit que d’un combat de politique puisque nombre de nos députés sont médecins et veulent, pour d’obscures raisons d’e(r)go mal placé, se réserver des prérogatives qu’ils ne pourront pas de toute façon assumer eu égard à la pénurie de psychiatres.

L’intention de réglementer le titre de psychothérapie part d’une bonne intention compte tenu des dérives sectaires, mercantiles de tout poil. Mais faut-il alors tomber dans des excès propres à la position de domination de nombre de députés et sénateurs ?

Soyons sérieux car le débat, même s’il est mis en léthargie, n’en demeure pas moins crucial à l’heure d’une Europe qui sert tout autant de prétexte (c’est une décision européenne, je n’y peux rien) que de mécanisme de défense universaliste où justement, le respect des différences et la gestion des frustrations ne semblent plus opératoires.

Devrons-nous alors renommer notre profession pour lui supprimer le titre de thérapeute ?

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